LES PENSÉES, LES ÉMOTIONS ET LE SYSTÈME IMMUNITAIRE

Il n'y a pas si longtemps, on croyait que le système immunitaire était un mécanisme biologique indépendant des autres systèmes de l'organisme humain. Après tout, une minuscule cellule T placée dans une éprouvette ne continuait-t-elle pas à combattre l'envahisseur ? C'est pourquoi, on considérait les pensées et les émotions comme des éléments complètement distincts des réactions corporelles.
Aujourd'hui, des travaux de recherche brossent cependant un tableau tout à fait différent de la situation. Il y aurait un lien direct entre le cerveau, le système nerveux et le système immunitaire. Une science récente, la psychoneuropsychologie (PNI) s'avère efficace, en raison de l'importance qu'elle accorde à l'influence des pensées, des sentiments et des émotions sur la santé physique.

Les chaînons de connexion
Examinons quelque peu les points de jonction entre ces trois systèmes pour définir le rôle joué par les émotions et les croyances.
De récents travaux de recherche démontrent que chaque pensée et chaque émotion provoque des transformations chimiques et électriques mesurables dans le cerveau et partout dans le corps. Une réaction émotionnelle, présente à divers degrés, quelle que soit l'expérience vécue, tend à se concentrer dans le système limbique situé dans la zone centrale du cerveau. En réalité, cette information émotionnelle est transférée depuis le système limbique vers les sites récepteurs (même principe que l'antenne parabolique) des glandes endocrines (pituitaire, thalamus, pancréas, surrénale, etc), grâce à des neuropeptides (chaînes complexes d'acides aminés) biologiquement codés.
Chose intéressante, les monocytes, éléments clés du système immunitaire, renferment des sites récepteurs de ces mêmes neuropeptides ! De significatifs résultats de recherche révèlent que le tissu nerveux se prolongeant aux principaux organes relie le système immunitaire au système nerveux central par le biais de ces monocytes. Apparemment, ce sont ces monocytes qui établissent un lien direct entre le vaste système mnémonique du cerveau et le mystérieux système de mémoire de la réaction immunitaire elle-même : en fonction de contacts antérieurs, les cellules T semblent pouvoir reconnaître les corps étrangers. Tant et aussi longtemps que l'émotion est réprimée, les neuropeptides associés sont incapables de repérer leurs sites récepteurs. Il en résulte un cycle répétitif de comportements dysfonctionnels en ce qui a trait à l'estime de soi, aux relations interpersonnelles et au but de sa vie.
Le corps peut-il devenir plus sujet à la maladie à cause des déséquilibres électro-chimiques occasionnés par le refoulement d'émotions ? Candice Pert, Ph.D, professeur à Rutgers University écrit : Les émotions refoulées conduisent nécessairement vers la maladie. Le virus du SIDA, par exemple, s'introduit dans le système immunitaire par un site récepteur habituellement utilisé par un neuropeptide. Que le virus puisse ou non s'introduire dans la cellule dépend de la quantité présente de ce peptide naturel, lequel, selon la théorie PNI, est fonction de l'état émotionnel, dans lequel se trouve l'organisme.
La psychoneuroimmunologie, science récente, démontre que le cerveau, le système nerveux et le système immunitaire sont tous des éléments contribuant à un plus grand système. Tout comme on est ce qu'on mange, on est ce qu'on pense et on est ce qu'on ressent. Tout comme on doit absorber des aliments et maintenir son corps propre, si on souhaite une santé florissante, on doit également intégrer chaque émotion ou sentiment et se défaire de tout blocage qui empêche sa pleine expression émotionnelle.

(Andy Bernay-Roman, infirmière, LMT, expert conseil dans le domaine de la santé chez Hippocrate, propose des sessions privées d'intégration centropique (Centropic Integration), au cours desquelles sont appliqués les principes PNI.)



LE SYSTÈME IMMUNITAIRE : UN MIRACLE DE LA CRÉATION

Le système immunitaire remplit la fonction la plus complexe de la merveilleuse machine qu'est le corps humain. Quand il remplit bien son rôle, ce système, ayant à son service plus de trois milliards de défenseurs, est capable d'identifier et d'éliminer les envahisseurs, tout en laissant nos cellules faire leur travail. D'après Immunology, " Le concept que le système immunitaire fait constamment le tri entre le moi et le non-moi, le mien et le non-mien, est la pierre angulaire de la théorie immunologique. "

Nous passerons en revue les troupes défensives du système immunitaire tout en expliquant leurs différents rôles. Nous cernerons les raisons des défaillances possibles et fournirons des moyens très simples de soutien. Il s'agit d'une approche très complexe et il est important de suivre les douze conseils proposés à la fin de cet article, résultant de plus de 35 années d'expériences positives, sinon miraculeuses, à l'Institut Hippocrate.

Les défenseurs de notre système immunitaire
Tout d'abord, il faut les identifier :
1. Les phagocytes : cellules nourrissantes qui se divisent en neutrophiles et en macrophages. Tous deux sont des éboueurs, consommant déchets, cellules mortes et autres détritus, ainsi qu'un grand nombre de microbes envahissants. Les macrophages sont plus gros et plus robustes que les neutrophiles. En plus de gérer les déchets, ils produisent différents enzymes et agents antimicrobiens, et ils sont les liens entre les autres cellules du système immunitaire et même celles du cerveau.
2. Le CMH (complexe majeur d'histocompatibilité). Il s'agit de molécules attachées à la surface des cellules qui agissent en tant que cartes d'identité génétique. Si ce complexe est absent, le système immunitaire juge qu'on a affaire à un intrus. (Sur les macrophages, le CMH pose un peu d'antigène sur tout envahisseur ingéré. Un antigène est la carte d'identité d'un envahisseur.)
3. Les cellules T inductrices. Nous avons ici affaire aux chefs des opérations du système immunitaire. Elles reconnaissent l'ennemi et stimulent la production d'autres guerriers, les ralliant au combat contre les envahisseurs. Elles revendiquent l'aide des macrophages, de nouvelles cellules T et B, et stimulent la production de plasmocytes (cellules formatrices d'anticorps). Les lymphocines sont des protéines semblables à des hormones (interleukines et interféron gamma inclus). Elles permettent la communication entre les cellules immunitaires.
4. Les cellules T tueuses. Ces cellules détruisent d'autres cellules porteuses de virus et de microbes en les bombardant d'une protéine mortelle, qui poinçonne des trous à l'intérieur de leur membrane, causant des ruptures cellulaires. De plus, elles ont pour fonction d'éliminer des cellules cancérigènes.
5. Les cellules B. Avec l'aide des cellules T inductrices, les cellules B se multiplient. Certaines d'entre elles se divisent et évoluent en plasmocytes.
6. Les plasmocytes produisent des anticorps par millions. Tout comme des missiles téléguidés, les anticorps s'insinuent partout où on les demande.
7. Quand les anticorps rencontrent des antigènes connus sur lesquels ils peuvent s'accrocher, ils les attrapent, les ralentissent, et les forcent à se regrouper. Ils les transforment ainsi en morceaux de choix prêts à être dévorés par les phagocytes. Les anticorps peuvent aussi faire eux-mêmes ce travail avec l'aide de protéines de complément.
8. Les protéines de complément. Une fois les anticorps scellés à la surface de microorganismes, des protéines de complément s'y agglutinent et y injectent un liquide qui les fait éclater et mourir.
9. Les cellules T suppressives. Quand l'infection est refrénée et que le système immunitaire a gagné la bataille, les cellules T suppressives entrent en scène. Elles recourent à des signaux chimiques pour interrompre l'ensemble des activités immunitaires.
10. Les cellules à mémoire sont produites par les cellules T et B. Pendant des années, et parfois pendant toute la vie, elles circulent dans les systèmes sanguin et lymphatique, gardant la mémoire de l'antigène. Si le corps est de nouveau envahi par le même agent pathogène, l'attaque est alors menée par ces cellules à mémoire. Le corps est désormais immunisé contre ce microorganisme spécifique.


Voyons comment, petit à petit, au cours des années, nous avons causé une panne chez ce merveilleux système et aussi comment éviter un désastre dans le futur.

Ce qui ne va pas
Depuis les dix dernières années, le système immunitaire jouit d'une notoriété sans précédent. Il est sans contredit l'élément clé de la santé. Voici quelques causes, parmi tant d'autres, du déclin et de la ruine de ce système vital.

A. Les mauvaises habitudes de vie. Depuis 35 ans déjà, l'Institut Hippocrate enseigne au monde entier l'importance de la bonne alimentation et de l'exercice pour le maintien de la santé. Un déséquilibre de ceux-ci nuit au travail du système immunitaire.
B. La dégradation de l'environnement. En une seule journée, l'homme d'aujourd'hui crée plus de pollution qu'il ne le faisait en l'espace d'une décennie à l'époque précédant la révolution industrielle (vers les années 1865). Pour le maintien de la santé, l'endroit où l'on vit est maintenant aussi important que les bonnes habitudes. Le corps subit les agressions de l'air, de l'eau et des champs électromagnétiques.
C. Les produits chimiques. Notre système immunitaire doit travailler très fort pour éliminer les milliers de produits chimiques introduits par la nourriture, les boissons, l'eau, les médicaments, les suppléments alimentaires synthétiques. Il n'est pas étonnant de le voir s'épuiser à la tâche.
D. Les mauvaises méthodes culturales. Nos sols sont désormais déminéralisés, chargés de fertilisants et de pesticides de synthèse. Ils ne peuvent donc pas fournir les produits sains dont notre système immunitaire a besoin pour rebâtir ses énergies. Il ne tarde pas à s'épuiser, et la fatigue chronique, le cancer, la candidose et le SIDA ne sont que quelques-uns des désordres qui nous guettent.
E. Les envahisseurs mutants. Dans ce monde en constant mouvement, virus, bactéries, fongus, parasites de toutes sortes sont en mutation constante pour assurer leur survie. Le résultat est qu'un élément qui pouvait autrefois être éliminé rapidement et facilement par le système immunitaire se cache maintenant dans le corps en attendant les conditions propices à sa multiplication.

Soutenir ses troupes
Plus de 30 ans avant que le corps médical ne reconnaisse le rôle primordial que joue le système immunitaire, l'Institut Hippocrate enseignait déjà les méthodes permettant de le soutenir. Voici 12 lignes de conduite simples et efficaces.
I. S'exposer au soleil (direct ou indirect) pendant 20 à 30 minutes, chaque jour. Le meilleur temps est avant 10 h et après 15 h. Pendant cette période, éviter de porter des verres fumés pour permettre à la lumière solaire de pénétrer les yeux. Le soleil est un puissant architecte du système immunitaire.
II. S'oxygéner. Aller dans des environnements remplis d'oxygène (océan, forêt, ruisseaux, serres) et apprendre à respirer profondément. Se nourrir d'aliments crus et verts, riches en oxygène. Ajouter des produits oxygénés dans l'eau potable (Genesis 1000, par exemple). Si on passe le plus clair de son temps à l'intérieur, se procurer un système de traitement de l'air producteur d'oxygène, tel Alpine, pour la maison et le bureau.
III. Boire de l'eau pure. Les meilleurs procédés de purification de l'eau sont la distillation et l'osmose inversée. Ajouter à l'eau potable une substance oxygénante. Boire l'équivalent, en onces, à la moitié de son poids, en livres.
IV. Se nourrir totalement d'aliments végétariens. Notre alimentation devrait se composer d'aliments crus à 75% (ou plus). Les jeunes pousses et les légumes verts sont nourrissants et équilibrés.
V. Deux fois par jour, boire un jus vert, fraîchement pressé, voilà la recommandation expresse de Brian Clement, directeur général de l'Institut Hippocrate.
VI. Prendre des suppléments d'algues bleu-vert et d'algues vertes. Ce sont des aliments riches et concentrés.
VII. Supprimer de son alimentation les produits et condiments contenant des ingrédients susceptibles de nuire au système immunitaire tels sel, sucres et farines raffinés, produits laitiers, vinaigres, huiles chauffées, colorants et additifs de conservation.
VIII. Éviter le four à micro-ondes et les fritures. Des études ont confirmé que ces deux méthodes de cuisson provoquent différents cancers, de nombreux problèmes cardiaques et des maladies du système circulatoire.
IX. Éviter l'alcool et les médicaments, mêmes prescrits, à moins que ces médicaments ne soient essentiels.
X. Faire de l'exercice. Trois périodes de 20 à 30 minutes sont primordiales, et doivent inclure des étirements, de l'aérobie et des exercices de résistance musculaire.
XI. S'accorder un bon repos. Pendant une journée par semaine, ne prendre que des jus fraîchement pressés et de l'eau. Cette habitude permet au système immunitaire de faire le ménage des cellules et de se reposer.
XII. Sourire à la vie. Une attitude positive favorise la bonne santé.

La pratique de ces recommandations simples dans la vie de chaque jour portera fruit : le système immunitaire ne s'en portera que mieux et sera réellement efficace dans le maintien d'une santé resplendissante.


Électrosensibilité : comment se désintoxiquer Source : André Fauteux,
magazine la Maison du 21e siècle, 1er février 2012 – www.21esiecle.qc.ca


photo
Les co-directeurs de l’Institut Hippocrate, Brian Clement et
Anna Maria Clement, avec Coretta Scott King, veuve de Martin Luther King.

Naturopathe et détenteur d’un doctorat en nutrition, Brian Clement dit avoir traité avec succès plus de 4 000 personnes électrohypersensibles dont 60 % sont en rémission quasi-totale — à l’Institut Hippocrate qu’il dirige avec sa femme Anna Maria Clement. Fondé à Boston en 1956 par la nutritionniste Ann Wigmore et aujourd’hui basé en Floride, cet institut est l’un des centres de santé naturelle les plus réputés au monde. Selon Brian Clement, l’électrohypersensibilité est notamment due à une intoxication aux métaux lourds endommageant notamment les systèmes nerveux et immunitaire. Voici l'intégral de l'entrevue téléphonique qu’il nous a accordée en janvier 2012.

AF : Depuis quand vous intéressez-vous aux CEM ?
BC :
Tout a débuté dans les années 1980, lorsque je me suis intéressé aux thérapies électromagnétiques que j’ai découvertes en Europe. J’ai fait l’acquisition de telles machines thérapeutiques, dont certaines coûtent des millions de dollars, après avoir constaté qu’elles avaient aidé des personnes extrêmement malades. L’origine de leurs malaises a été liée à l’âge de l’électronique. Depuis les années 1990, ces personnes passaient leurs journées devant un écrancathodique, puis, avec l’arrivée des téléphones cellulaires, leurs symptômes s’étaient aggravés radicalement. Il fut facile d’établir un lien avec les CEM. Parfois, leurs symptômes disparaissaient lorsqu’ils cessaient d’être exposés à cet électrosmog, mais dans les cas les plus graves, les symptômes ne faisaient que diminuer. Depuis environ 30 ans, nous analysons le sang vivant de nos patients au microscope, et ces dernières années, nous avons fait des tests de biofréquences et des analyses de sang classiques. Les gens les plus électrohypersensibles sont des conducteurs universels d’électricité. Malheureusement, les médecins les réfèrent très souvent en psychiatrie. Pourtant, il s’agissaiten général de gens heureux au travail et dans leur famille, et en santé jusqu’au jour où ils se sont mis à sentir la pluie deux jours à l’avance, à sentir les voitures qui passent dans la rue et à avoir mal à la tête quand leurs enfants allument le téléviseur. »

AF : Qu’est-ce qui se passe chez ces personnes ?
BC :
La prémisse de base est bien simple : le corps humain est avant tout électromagnétique. Depuis deux mois, je travaille avec le Dr Valerie Hunt, une femme extraordinaire qui a 95 ans. En 1948, elle est devenue la première femme professeur de médecine à l’Université de la Californie. Dans les années 1950, elle a été une pionnière des traitements et thérapies par biofréquences. Nous espérons remplacer le paradigme de la biologie physique par celui de la biologie humaine quantique où nous démontrons que les CEM les plus importants ne sont pas ceux qui se trouvent dans nos cellules, mais ceux qui sont dans la toile électromagnétique qui est la base de qui nous sommes.

Le corps possède cent trillions de cellules qui ont une fréquence électromagnétique. Lorsque cette fréquence est anormale, la cellule peut muter et se développer en cancer, ou, si vous êtes chanceux, la cellule deviendra un kyste, ou entraînera une maladie cardiovasculaire ou une maladie mentale. Voici une explication plus simple : quand on regarde des cellules en santé au microscope, on voit des cellules dodues et rondes, qui tournent dans le sens des aiguilles d’une montre, symphoniquement au rythme des océans, de la rotation de la terre, etc. Tout a une connectivité électromagnétique. Dans toute cellule, il y a plusieurs éléments, mais l’un de ceux qui vous attirent et vous branchent à l’électromagnétisme est la magnétite. Elle peut vous connecter à un homme qui hurle à 10 000 milles de distance, à la lune, à l’univers et, malheureusement, aux CEM créés par l’homme. Le corps est comme une éponge. Tous les médecins, même les plus conservateurs, vous testent avec des appareils électromagnétique, mas comme l’industrie pharmaceutique contrôle leur profession, ils vous traitent avec des produits chimiques. Qu’est-ce qu’une résonance magnétique, une tomographie par positons (PET Scan), un tomodensitogramme (CAT Scan) ou une échographie ? Ce sont des manières de mesurer les biofréquences, les fréquences électromagnétiques de vos cellules. C’est un art, une science sophistiquée qui permet de déterminer quelle maladie vous afflige par la fréquence incorrecte de vos cellules. Alors ici à l’Institut, nous vous traitons de façon électromagnétique — à la bonne fréquence et à la bonne dose — et nous vous donnons des aliments vivants qui contiennent de l’électromagnétisme.

Votre corps peut tolérer un peu d’interférence électromagnétique, mais quand elle est constante, les cellules se mettent à mourir ou à muter ou à ne plus régénérer vos os, vos tissus et vos organes. Si vous me demandez quel est le problème le plus grave que l’homme ait créé, je vous répondrai qu’en premier c’est l’électropollution, suivi des produits chimiques et des métaux lourds.

AF : C’est ce que disait en l’an 2000 le Dr Robert Becker, qui fut deux fois candidat au prix Nobel de médecine. Les CEM sont la principale forme de pollution sur Terre aujourd’hui.
BC :
Il avait raison.

AF : Que répondez-vous lorsque l’Organisation mondiale de la santé dit qu’il n’a pas été prouvé que les symptômes des gens qui se disent électrohypersensibles sont liés à l’exposition aux CEM.
BC :
Il faut se rappeler que le monde dans lequel nous vivons est contrôlé par des intérêts corporatifs. Bien que l’on nous enseigne en Occident que nous sommes libres, nous sommes probablement plus manipulés que les gens qui vivent dans les pays où les populations sont contrôlées de façon flagrante.

AF : En fait, la Russie et la Chine ont adopté des limites d’exposition aux CEM parmi les plus sévères au monde afin de protéger leurs populations.
BC :
C’est parce que d’excellentes recherches sur les CEM ont été réalisées dans ces mêmes pays.

AF : Ce sont pourtant les pays où les droits démocratiques sont les plus brimés ! Qu’est-ce que cela révèle de nos sociétés ?
BC :
Ici, l’argent est devenu un dieu. En Occident, les gens ont perdu le sens de l’’éthique et de l’honneur. C’est pourquoi nos sociétés sont en crise. Quand les gens étaient pauvres, ils vivaient selon leurs valeurs. Nous avons eu la vie trop facile pendant trop longtemps, alors nous avons perdu nos valeurs. Je n’oublierai jamais ce que l’ancien chef soviétique Nikita Khrouchtchev a dit à John F. Kennedy quand j’étais jeune : « Ne vous en faites pas, nous n’avons pas besoin de vous bombarder avec la bombe atomique, vous allez vous détruire avec votre cupidité ! Malheureusement, sa malédiction s’est réalisée. Ceci dit, il est important de dire qu’aujourd’hui, quiconque doute que l’énergie électromagnétique puisse avoir des effets néfastes sur la santé des humains est au mieux un fou, au pire, un humain corrompu. Mettez-moi n’importe quelle personne en santé dans une pièce, j’allumerai un appareil radio, et un test de sang vivant montrera immédiatement une différence dans ses cellules. Elles passent de l’écoulement libre d’un beau concert de Mozart, puis quand on introduit un CEM, dépendamment du niveau d’intensité, elles se masseront ensemble dans un coin comme si un monstre était entré dans la pièce. Et plus la fréquence sera élevée, tout comme avec certaines fréquences plus subtiles mais aussi dommageables, plus elles se colleront ensemble comme des enfants qui veulent se protéger.

AF : Parlez-nous davantage de vos outils diagnostiques ?
BC :
L’outil qui est de loin le plus précis est le microscope à champ noir que l’on utilise pour faire le test de sang vivant. De plus, la machine de test de biofréquences Ondamed est l’une des plus sophistiquées aujourd’hui. Elle a été inventée par un Autrichien et elle ne détecte pas seulement les problèmes électromagnétiques, mais également les problèmes de fréquences biologiques car elle teste la biofréquence des systèmes cellulaires et organiques. La bonne nouvelle, c’est que l’efficacité de cette technologie double à tous les huit à dix mois, ce qui me coûte cher en équipement car je les change aux trois ans !

AF : Au Québec, à cause de la popularité du chauffage électrique, nos niveaux d’exposition aux champs magnétiquessont parmi les plus élevés au monde. De plus, nous avons les taux d’incidence de cancers liés aux champs magnétiques (du cerveau, du sang, du sein et infantiles) les plus élevés au pays. Or, le taux d’électrosensibilité semble aussi augmenter chez nous avec la prolifération des appareils sans fil, y compris les nouveaux compteurs « intelligents » d’Hydro-Québec qui émettent des radiofréquences, mais on nous répond que les réactions sont sans doute psychosomatiques !
BC :
Dans les années 1970, il y avait encore des médecins qui disaient que l’hypoglycémie n’existait pas et qui référaient ces patients chez le psychiatre en disant qu’ils étaient en dépression. Aujourd’hui, c’est une condition communément reconnue en médecine classique.

AF : Selon les diverses études européennes, jusqu’à 13 % des gens sont déjà hypersensibles aux CEM. Qu’en pensez-vous ?
BC :
Je pense que nous sommes tous sensibles aux CEM et que de 3 à 5 % des gens sont hypersensibles. Nous traitons 2 000 personnes par année et au moins 150 d’entre elles tombent dans cette catégorie. Évidemment, nous traitons surtout des gens malades, mais selon moi c’est certainement plus de 4 %.

AF : Pourquoi certaines personnes deviennent-elles électrohypersensibles et non d’autres ?
BC :
C’est que leurs cellules ont déjà des biofréquences anormales, soit de naissance ou parce qu’elles ont été exposées à différentes substances dans leur enfance, notamment aux métaux lourds. Si vos cellules contiennent des métaux, ces derniers vont attirer et accroître les fréquences électriques comme un paratonnerre, ce qui vous rendra plus susceptible de développer des symptômes de HSEM. Bref, plus votre corps contient de métaux lourds, plus vous aurez de problèmes [de santé] électriques.

AF : Les personnes électrosensibles souffrent-elles aussi de débalancements chimiques ?
BC :
Absolument, 100 % d’entre elles. Les gens qui ont des problèmes électromagnétiques ont aussi des problèmes chimiques et ceux qui ont des problèmes chimiques sont plus susceptibles aux CEM. Nous constatons une incidence plus élevée d’acidité chez 100 % de ces gens, plus de maladies cardiaques et de troubles du cerveau. Dans les cas modérés, on parle de déficit de l’attention et de dyslexie, et dans les pires, du cancer du cerveau. Aujourd’hui, si on ne comprend pas à quel point le problème est sérieux, il suffit d’observer les statistiques de cancer chez les enfants. Quand j’ai débuté ma carrière il y a une quarantaine d’années, on ne voyait pas d’enfants atteints du cancer du cerveau, alors qu’aujourd’hui c’est la deuxième cause de décès avec la leucémie infantile (les accidents mortels sont au premier rang). Alors, comment expliquer que l’on soit partis de zéro il y a deux générations et que nous soyons rendus à la situation actuelle ?

AF : Certains blâment aussi l’usage courant des pesticides.
BC :
Oui, mais c’est la deuxième cause avec les métaux lourds. La première cause est la pollution électromagnétique. Les deux se rejoignent, évidemment.

AF : Et il y a synergie entre ces divers polluants dont les effets sont ainsi multipliés.
BC : Oui. C’est une synergie des énergies qui créé des énergies anormales.

AF : J’ai récemment demandé à plusieurs spécialistes à travers le monde s’il est possible de traiter les personnes électrosensibles, évidemment en plus de réduire leur exposition aux CEM. Certaines personnes voient leur santé s’améliorer en se désintoxiquant et en prenant des suppléments naturels, alors que d’autres ont essayé plein de choses sans succès. Qu’en pensez-vous ?
BC :
Je crois que l’on peut réduire les symptômes dans 100 % des cas, mais que dans environ 40 % des cas, les gens auront des effets négatifs toute leur vie. Ceci, parce qu’ils ont épuisé leur système nerveux à un tel point que leurs cellules nerveuses fonctionnent à une fréquence anormale. Chez l’autre 60 % des cas, les gens arrivent à réguler leurs neurones et leurs nerfs mais ça peut prendre des semaines voire des années selon les individus.

AF : Si votre médecin vous recommande la méditation, j’imagine que ça ne peut pas faire de tort.
BC :
En effet, parce que la méditation vous aide à vous recentrer. Tout ce qui permet de vous « grounder » est une bonne façon de s’en tirer. On peut faire des choses simples, comme marcher pieds nus idéalement sur la terre ou sinon sur vos planchers de bois ou de tuiles. Je ne suis pas un expert dans ce domaine, mais j’ai aidé un ami à mettre à la terre un studio d’enregistrement dans son chalet. C’est bien simple : nous avons placé un fil de cuivre d’un huitième de pouce de diamètre tout autour du chalet, puis l’avons rattaché à de grosses tiges métalliques enfouies aux quatre coins du bâtiment. Moi-même, je n’aime pas particulièrement les bijoux, mais je porte au cou un pendentif qui agit comme bouclier contre les CEM. Plusieurs de ces dispositifs fonctionnent. J’utilise notamment une puce Gia Wellness — l’entreprise qui a acquis la technologie Biopro — sur tous nos ordinateurs et tous nos téléphones cellulaires. Il y a plusieurs années, j’ai eu le privilège de discuter pendant trois heures avec l’inventeur de cette technologie d’effet de résonnance moléculaire, le Dr Igor Smirnov, ancien chercheur à l’Université de Saint-Pétersbourg, en Russie. Elle découle des recherches faites par l’armée américaine et par l’agence spatiale soviétique. Il m’a expliqué : « Des cosmonautes dans la vingtaine revenaient de trois jours dans l’espace et ne tenaient plus debout. Sur le plan biologique, ils étaient devenus des hommes de 60 ou 70 ans. Notre conscience nous interdisait de les envoyer dans l’espace sans trouver un moyen de les protéger des rayons gamma. Nous avons donc mis une toile protectrice autour des capsules spatiales. »

AF : Le médecin et avocat américain George Carl, l’un des premiers chercheurs à identifié les risques des téléphones cellulaires dans une étude financée par l’industrie, a pourtant dénoncé le fait que certains de ces produitsn’étaient pas toujours fiables, et parfois même dangereux. Selon lui, le fabricant des puces de protection Biopro, a déjà connu des problèmes de fabrication. Or, certaines personnes électrosensibles avaient été très malades après avoir utilisé ces produits défectueux. Elles avaient utilisé longuement leur cellulaire croyant qu’elles étaient protégée salors qu’elles ne l’étaient pas. Carlo s’était dissocié de la technologie Biopro parce que la compagnie aurait refusé de reconnaître le problème et de reprendre les produits défectueux.
BC :
Quand j’utilise mon cellulaire, je ne le mets jamais sur ma tête, j’utilise toujours la fonction mains libres, avec un haut parleur à 29 $ que l’on peut aussi installer dans sa voiture. Et je l’utilise rarement, tout comme mon ordinateur que j’emploie uniquement pour mes présentations Powerpoint. Je n’écris même plus à l’ordinateur : j’utilise plutôt le logiciel de reconnaissance vocale Dragon qui est précis à environ 98 % et qui permet même de corriger sans clavier.

AF : Pour revenir aux métaux lourds, sont-ils la première cause de l’électrohypersensibilité ?
BC :
Il n’y a pas de doute que la combinaison des métaux lourds et des CEM est la cause numéro un de l’hypersensibilité aux diverses fréquences.

AF : Alors comment désintoxiquez vous les gens affectés ?
BC :
Ils doivent d’abord éviter la viande car elle contient trop souvent des métaux lourds conducteurs d'électricité. La plupart des métaux lourds sont stockés dans les parties grasses du corps, dans les organes et les cellules. La première étape consiste à se débarrasser de l’excès de gras. En second lieu, nous recommandons l’usage quotidien d’un sauna à infrarouge, puis la consommation copieuse (au moins 30 comprimés par jour, dans les cas les plus graves de 120 à 180 comprimés par jour) de chlorelle, une algue verte d’eau douce. Ensuite, nous mettons les gens dans un sauna à infrarouge au moins 30 minutes, une fois par jour pour les cas faciles, et de 30 à 60 minutes, deux ou trois fois par jour, pour les cas lourds. Il est important de commencer lentement et d’augmenter progressivement la durée de la séance de sauna.

AF : Oui, car la transpiration renvoie les métaux lourds dans le sang, n’est-ce pas ?
BC :
Sans aucun doute. Les ondes infrarouges ont une fréquence qui réchauffe l’intérieur des cellules et les ouvre comme si on les chatouillait. Mais il ne faut pas oublier que le plus important est de consommer de l’eau très pure.

AF : Oui, moi je filtre mon eau de puits avec un système à l’osmose invers. Mais faut-il vraiment boire huit verres d’eau par jour ?
BC :
Pour chaque livre de poids corporel, les gens doivent boire quotidiennement ½ once d'eau ou de jus vert — par exemple, un jus d’herbe de blé qui désintoxique et équilibre vos protéines. Bref, si vous pesez 150 livres, il vous faut 2,2 litres d’eau par jour.

AF : Et quels sont les suppléments alimentaires les plus importants pour les électrosensibles ?
BC :
Les algues et l'argile verte comestible provenant de France. De plus, des enzymes systémiques aident à rétablir la fréquence normale
des cellules.

AF : Quels minéraux et vitamines favorisent la désintoxication ?
BC :
Les vitamines B permettent aux nerfs de se développer biologiquement afin que les neurones puissent retrouverleur état normal. Il faut être très prudent car, comme je l’écrivais il y a quelques années dans mon livre Supplements exposed, 91% des vitamines contiennent des produits chimiques synthétiques nocifs. Il faut les éviter. Lessuppléments vitaminiques qui sont bons sont faits d’ingrédients entiers comme les marques Erreur ! Référence de lien hypertexte non valide. et Vitamin Cod. Les minéraux sont aussi très importants. Comme la plupart ne sont pas digérés par le corps, il faut choisir des minéraux ioniques. Par exemple, la plupart des comprimés de calcium sur le marché contiennent des coquilles d’huitres broyées et durcissent les artères ou, pire encore, de la craie broyée qui cause le cancer. Les minéraux ioniques les plus importants pour les personnes électrosensibles sont le manganèse, le magnésium, le phosphore et le calcium. Il est bon de manger des algues marines rincées de leur sel car un taux élevéde sodium augmente les fréquences électriques dans le corps. Au Canada, je recommande le goémon (dulce en anglais).

AF : Et que recommandez-vous de plus ?
BC :
Si possible, il est très important de prendre des bains minéraux, par exemple de mettre dans votre bain des sels comme celui de la Mer Morte ou même du sel ordinaire. Vous vous étendez dans de l’eau très, très chaude pendant 20 à 30 minutes, le soir avant de vous mettre au lit. Pour une expérience un peu plus puissante, ajoutez un quart de tasse de poudre de gingembre (beaucoup moins chère si on l’achète dans un marché d’aliments indiens.) Celle-ci chauffe le corps doucement et ouvre les pores de la peau afin de vous donner plus d’énergie ionique mettant à la terre l’énergie électromagnétique dans votre corps. L’eau, évidemment, est le meilleur conducteur.

AF : Mais l’eau doit être filtrée pour éviter que les polluants qui s’y trouvent pénètrent par ces pores ouvertes, n’estce pas ?
BC :
Oui, c’est pourquoi il faut mettre un bon filtre sur une pomme de douche téléphone et l’utiliser pour remplir votre bain. L'eau des municipalités et même l’eau des puits est très polluée partout dans le monde. Une usine peut polluer l'eau souterraine à 200 miles de distance.

AF : C’est malheureux car beaucoup de gens sont préoccupés par tous ces polluants qui dépriment le système nerveux. Selon vous, que faudra-t-il pour réveiller les gens ?
BC :
Je crois qu’il faudra prendre conscience de l’incidence croissante des maladies environnementale. Ce qui me fait le plus peur, c’est qu’aujourd’hui, les gens les plus malades que je traite sont les plus jeunes. Ça rend mon travail plus difficile car il est beaucoup plus facile de traiter une personne de 60 ou 70 ans qui a vécu sa vie. En ce moment, j’ai une jeune fille de 16 ans qui se meurt d’un cancer de quoi??? de stade 4 [métastases propagées aux autres organes]. Une telle situation est devenue courante parce que l’on vit dans une fosse septique (cesspool) et que les gouvernements défendent davantage les intérêts des entreprises que ceux des citoyens.

AF : Parlez-moi davantage des produits qui peuvent nous protéger des CEM.
BC :
Il y en a plusieurs sur le marché international.

AF : Avez-vous essayé l’EMF-Bioshield pour les écrans d’ordinateurs et les téléviseurs ?
BC :
Oui, et il semble fonctionner. Le public fait confiance à l’éthique des fabricants, mais il y a malheureusement des gens sans éthique qui fabriquent des saloperies et qui vous disent que leurs produits vous protègent. Par contre, il y a aussi des gens fiables qui s’appuient sur une véritable science. Si vous pouvez fabriquer un produit qui satisfait une norme issue de la littérature scientifique révisée par des pairs, ce produit aura une certaine crédibilité. Quand j’ai commencé à étudier ces dispositifs il y a plus de 30 ans, j’étais sceptique, je pensais que c’était de la foutaise, pour être honnête. Puis j’ai vu un film dans lequel on voyait des ondes électromagnétiques, puis on voyait que ces ondes n’affectaient plus la personne grâce à un tel dispositif qui les blindait. Ma collègue, le Dr Valerie Hunt, était déjà au courant de tout cela il y a 60 ans. En somme, nous devons traiter les gens avec les bonnes fréquences tout en éliminant leur exposition aux fréquences anormales.

AF : Les médecins traditionnels s’intéressent-ils à ces traitements aux États-Unis ?
BC :
Oui, le processus est lent, mais aujourd’hui des milliers de médecins en pratique privée en tiennent compte.

AF : Ici, les médecins de l’environnement ont très peur que le Collège des médecins les traite de charlatans et leur retire leur droit
de pratique.
BC :
Je ne pense pas que le Canadien et le Québécois moyen sachent à quel point leur système médical est corrompu. Dès notre enfance, on nous a lavé le cerveau en nous faisant croire que les médecins étaient de bons gars qui voulaient nous aider. Et je crois que 99 % des gens qui étudient la médecine le font pour les bonnes raisons. Si c’était seulement pour faire de l’argent, ils ne feraient pas 12 ans d’études supérieures. Sauf qu’on leur enseigne à devenir des pharmaciens, à pousser des drogues. On ne leur enseigne pas la prévention des maladies, les bonnes habitudes de vie, les choses qui comptent.

AF : Au Québec, une nutritionniste a déjà perdu son droit de pratique parce qu’elle disait que l’aspartame était dangereux, ce que les études les plus récentes confirment.
BC :
Le monde évolue, mais pour cela il aura fallu que Martin Luther King et Bobby Kennedy soient assassinés, que Nelson Mandela aille en prison, et que Jésus soit crucifié !

AF : J’imagine que c’est la nature humaine…
BC :
Non, la nature humaine, c’est l’amour. C’est plutôt l’anormalité humaine à son pire.

AF : En tant que journaliste, il est parfois difficile de ne pas déprimer les gens !
BC :
Il vous suffit de dire à vos lecteurs que nous pouvons éliminer les symptômes d’électrosensibilité chez 60 % des gens et les réduire de façon importante chez l’autre 40 %. Et que la chose la plus importante est d’éviter de vous exposer le plus possible aux CEM et de mettre votre maison à la terre, ce qui ne coûte pas cher. Enfin, il existe des dispositifs de protection efficaces qui permettront l’émergence d’organismes et d’entreprises dans ce domaine au cours des dix, vingt prochaines années.

 

Pour en savoir davantage : Le Dr Clement sera à Montréal les 11 et 12 mai 2012 et Monica Péloquin de
l’Institut Hippocrate sera auprochain salon Expo Manger Santé .
www.instituthippocrate.comTél.: 514 288-0449